01 septembre 2006

IV And then

Ce matin j'avais du travail à l'appartement, pour la France hélas.


J'ai quand même pu sortir et m'attarder un peu dans le quartier pakistanais, puisque je le quitte demain.

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Aujourd'hui, en attendant l'appel éventuel de Mark, je vais aller visiter le Tate Modern.

Je dois dire que déjà, je ne crois plus vraiment à son appel, je ne l'espère pas vraiment d'ailleurs. Je n'ai pas envie de me battre pour travailler une semaine, d'autant plus je serais sans doute exploité, puisque c'est le système ici.

Je prends le bus 338, je me dirige vers Blackfriars.

C'est fou comme on se fait vite à l'inconnu : j'ai déjà retrouvé des repères. La ville ne m'intimide plus.

Je vais enfin pouvoir me consacrer sérieusement à ma mission.

Je passe devant le gros oeuf-fusée, qui trône, posé sur la City.


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Le TATE modern, je connaissais déjà cette usine électrique désaffectée, avec son impressionnante tour, reconvertie en un moderne musée d'art moderne.

Les galeries sont intéressantes, mais je finis toujours par ressentir un sentiment d'exaspération dans les musées d'art moderne. Les oeuvres surréalistes n'ont pas leur place dans des collections.

Les badauds s'ébahisse devant des sculptures ou des tableaux iconoclastes, qui deviennent à leur tour des icones. Cela n'a pas de sens. C'est l'ironie du sort.

On va au musée pour admirer des ballons de basketball flottant dans un bloc de plexiglas, en mangeant sa glace... Cela n'a pas de sens. On se demande "qu'est-ce que l'artiste a voulu dire ?"

L'intérêt de ces objets, de ces performances dans le meilleur des cas, est socio-politique. Ces 'oeuvres' sont la manifestation d'une réaction à des phénomènes sociaux. Ce sont des contre-phénomènes. Ils dépendent d'un contexte. Hors contexte, ils n'ont pas de sens.
Dans leur contexte, il n'en ont que pour l'artiste et pour ses quelques compagnons iconoclastes :
Confronter le phénomène et le contre-phénomène n'a pas de sens, puisqu'il ne peut y avoir aucune communication entre eux.

Je suis toujours exaspéré par les expositions d'art moderne.
Je les trouve incohérentes, naïves ou bien cyniques, ce qui n'est pas mieux.

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Je suis assis sur les marches du parvis de St Paul's Cathedral. Celle-ci ressemble à tout, sauf à une cathédrale.
Je bois de la ginger beer de chez Marks & Spencer - pour ceux qui ne connaissent pas, c'est une sorte de limonade au gingembre, ambrée, à la saveur poivrée et acidulée.

Je suis dans la cathédrale. Les puissantes volutes sonores de l'orgue glissent le long des colonnes (cliquez ici pour entendre un extrait). Ici les gens sont filtrés à l'entrée du choeur. Il faut montrer patte-blanche pour passer. On vous donne un missel à rendre à la fin de la prière. Il faut d'ailleurs pouvoir prouver que l'on prie effectivement. Il faut faire la queue pour aller prier, il faut la faire également pour sortir du choeur. Si l'on manque l'heure de la prière, ce n'est pas grave, il suffit d'attendre la scéance suivante. Ces Anglais sont parfaitement organisés. Selon le guide du Routard, jadis il fallait payer pour entrer dans la cathédrale. Aujourd'hui le laxisme ambiant a fait que l'on peut aller prier gratuitement. Ah... C'est la fin de la journée, on ne peut plus prier après 18h, il faut revenir demain.

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C'est drôle tous ces gens avec leur pinte de bière à la main, dès 18h...

La soirée promet d'être longue.

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Voilà

la vie me semble simple désormais. Chère, mais simple. J'ai du mal à réaliser à quel point je me sentais perdu il y a seulement trois jours. Le temps tournait au ralenti.
Il commence à s'accélérer un peu.

Chercher du travail était un bon exercice, mais trouver du travail ne faisait pas tout-à-fait partie de ma mission.

Cette mission, je m'en occupe sans cesse en réalité. Je rentrerai le 7, et certainement, ma mission ici sera terminée. En tout cas c'est en bonne voie.

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Ce soir je n'ai pas été avec Kevin, qui faisait du DJ-ing à Holborn. J'avais à faire à l'appartement.

Demain je vais accueillir les cocos à la gare, ils pourront certainement m'aider dans ma mission...

Je quitte Kevin et Nathalie, ils ne seront même pas là quand je partirai.

Enfin, demain sera un autre jour.

1 commentaires:

Anonyme a dit…

Hello Loulou!

C'est ta soeurette!
Je pense bien à toi et j'espère que tu t'amuses bien avec tes cocos.

As-tu eu mon mail concernant la muique pdt la cérémonie de mariage? Je voudrais que tu joues d' la gratte sur deux trois chansons.

ça t'embêterais de me répondre vite si tu es ok?
biz' et enjoy yourself!
Bonne fin de "trip"...
Hermy